Origine : Gascogne (Labourd)
Année de l'arrangement : 1982


 

Que ta lumière, ô belle lune


Que ta lumière, ô belle lune, éclaire mon chemin :
Car j'ai encor bien longue route à parcourir;
Je voudrais, cette nuit, trouver ma bien-aimée.
Jusqu'à sa porte, ô belle lune, éclaire moi !

 

2.
Dormez-vous donc, jolie dormeuse, dormez-vous donc !
Si vous ne dormez pas, à la fenêtre, venez me voir !
Et vraiment dites-moi, ô ma belle étoile,
Si votre mère est éveillée ou si elle dort encor.

 

3.
Oui, la maison est embellie par un four placé auprès.
Quoi ? Ne pouvez-vous donc rester seule sans gardien :
Bien-aimée, moi je ne puis dire la vérité,
Parfois les gardiens eux-mêmes se trompent bien.

 

4.
Entré, entré dans la maison, venant du dehors,
J'étais près de ma bien-aimée, oh! bien content,
Quand sa mère, nous entendant, se lève soudain;
Elle descend tout en colère, elle entre et nous surprend.

 

5.
— Ah ! Je n'aurais pas cru qu'il pût s'agir de vous !
Que vous puissiez vous trouver, pour notre honte, ici !
De ce qu'on dit, comment pourrais-je donc m'étonner,
Maintenant que j'en puis constater la vérité ?

 

6.
— Je dois donc m'en aller en vous disant adieu,
Et un adieu sans aucun espoir de revenir !
Mais si vous me gardez un peu de souvenir,
Je trouverai bien le moyen de venir vous voir !

 

7.
Les gens racontent tant de choses, dont aucune n'est vraie,
Nous concernant, charmante étoile, vous et moi,
Disant que l'un pour l'autre nous ne sommes pas faits.
A qui cela importe-t-il, si tous deux nous sommes d'accord ?


Source : Joseph Canteloube - Anthologie des Chants Populaires Français, t. 1 page 345

Origine : Charles Bordès "12 chansons amoureuses du pays basque français", page 2